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Une coalition de 15 organisations belges présente ses priorités pour la future convention

En avril 2026, droits devant a contribué — avec une large coalition d’organisations de la société civile belge — à l’appel à contributions du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme. Nous revenons sur les points clés de la position.

Une occasion de peser

En prévision de la première session de négociation du groupe de travail intergouvernemental qui se tiendra en juillet 2026 à Genève, le Haut Commissariat a invité États et organisations de la société civile à soumettre leurs positions sur le cadre général, l’architecture et les principes directeurs de la future convention.

droits devant a saisi cette occasion — en rejoignant une coalition de plus de 15 organisations belges, dont énéo, OKRA, les Grands Parents pour le Climat, Unia, l’Institut flamand des droits humains, et bien d’autres.

La contribution a été approuvée le 21 avril 2026 à l’unanimité lors d’une réunion convoquée par le Conseil consultatif fédéral des personnes âgées de Belgique.

Ce que nous avons demandé

Notre contribution porte quatre priorités essentielles.

  1. Garantir la participation des personnes âgées à toutes les étapes. La société civile et les organisations représentatives des personnes plus âgées doivent pouvoir prendre la parole dans les sessions du groupe de travail, être incluses dans les délégations officielles des États, ou à tout le moins : bénéficier d’un soutien financier pour participer directement aux discussions à Genève.
  2. Reconnaître et combattre l’âgisme. La convention doit nommer l’âgisme — stéréotypes, préjugés et discriminations fondés sur l’âge réel ou perçu — comme cause structurelle des violations des droits des personnes âgées, et y répondre par des obligations claires et contraignantes pour les États.
  3. Couvrir l’ensemble des droits humains dans tous les domaines de la vie. Santé, logement, emploi, participation politique, accès à la justice, protection sociale, vie numérique : la convention doit garantir que les droits humains s’exercent pleinement jusqu’à la fin de la vie et dans tous les domaines.
  4. Se doter de mécanismes robustes de mise en œuvre. Une belle convention sans outil pour la faire vivre au quotidien ne changera rien. Nous plaidons pour des organes indépendants de monitoring, des procédures de plainte accessibles, et des obligations de rapportage régulier pour les États.

📄 Lire la contribution belge complète

Des contributions de la société civile, d’Unia, de la VUB… mais toujours pas de la Belgique

Les contributions soumises dans le cadre de la consultation du 22 avril sont désormais publiées sur le site du Haut-Commissariat aux droits de l’homme. On y trouvera notamment une contribution d’Unia et une contribution de la chercheuse Pamela Suero de la VUB.

En revanche, aucune contribution officielle de la Belgique n’y figure — malgré l’engagement pris dans l’accord de coalition fédérale en faveur d’une telle convention. C’est précisément pourquoi le travail de la société civile pour interpeller les autorités belges et les encourager à s’engager activement dans le processus est si important — et si urgent.

Les négociations de fond démarrent cet été et se poursuivront jusqu’à l’adoption du texte final. Chaque organisation, chaque collectif, chaque personne âgée qui s’engage compte. Découvrez notre pledge et contactez-nous si vous souhaitez faire partie de l’aventure.