Dans son numéro 424 (septembre 2025), Éducation Santé plonge dans l’expérience des femmes âgées pour comprendre les effets combinés du sexisme et de l’âgisme. Sollicité en préparation de ce numéro, droits devant y propose son analyse et une réponse fondée sur les droits humains.
L’article « Sexisme et âgisme » (p.10-12) souligne que les femmes vivent plus vieilles que les hommes, mais en moins bonne santé. Qu’elles sont jugées plus sévèrement. Que leur parole est souvent disqualifiée.
« Le double stigmate âge-genre va jouer sur comment je suis entendue pour faire des choix », rappelle Estelle Huchet, co-fondatrice et administratrice de droits devant
L’effet combiné de l’âge et de genre a des conséquences importantes sur la situation socio-économique des femmes quand elles vieillissent.
Éducation Santé rappelle ainsi que c’est en fin de carrière que l’écart de revenus se creuse le plus. Entre 55 et 64 ans, les hommes gagnent en moyenne 8,5 % de plus que les femmes, et l’écart du taux d’emploi est de dix points1.
« L’âgisme a tendance à invisibiliser les autres formes de désavantages, alors qu’ils se cumulent » analyse Estelle Huchet.
En réponse à cette variété d’obstacles, droits devant propose d’appliquer pour toutes et tous le principe simple du « rien sur moi, sans moi », largement mobilisé par le mouvement des personnes en situation de handicap.
Également dans ce numéro d’Éducation Santé :
L’âgisme menace la santé mentale des personnes âgées2 (p. 7). Percevoir la vieillesse négativement peut raccourcir l’espérance de vie, accroître les risques de dépression, de maladies cognitives ou d’isolement. Une interview de Stéphane Adam, directeur de l’Unité de Psychologie de la Sénescence à l’ULiège.
- Voir aussi : Pas d’exclusion (du chômage) pour les 55+? ↩︎
- Voir aussi : Troubles psychiques : l’âge, barrière aux soins ? ↩︎
